Coûte que coûte

Montréal : les business de l'été

Durée : 29min
A Montréal, le thermomètre peut descendre jusqu'à -30° l'hiver et remonter à +30° en été. C'est l'un des écarts de température les plus élevés au monde. Dans cette ville « aux deux saisons », située au bord du fleuve Saint-Laurent, les Montréalais sont passés maîtres dans l'art de profiter des beaux jours. Dès l'arrivée de l'été, les festivals en plein air se multiplient. Parmi eux, le « Beach Club », l'une des messes technos les plus déjantées du Canada, créée par Olivier. Ce jeune Montréalais de 31 ans a racheté un vieux club de vacances au bord d'un lac pour le transformer en une discothèque géante, digne des plus prestigieux dance floors de Miami ou d'Ibiza. Météo oblige, il n'a que deux mois pour réaliser son chiffre d'affaires de l'année. Pour faire le plein de fêtards, il fait venir les plus grands DJ de la planète. Et c'est un énorme succès ! 5.000 personnes s'y bousculent tous les week-ends dans une ambiance survoltée.Ceux qui préfèrent l'authenticité et les traditions du grand Ouest vont à Sainte Tite, un petit village à deux heures de Montréal. Chaque été, pendant 10 jours, s'y tient le plus grand festival country-western d'Amérique du Nord. 600.000 visiteurs, des spectacles, des concerts, des barbecues géants et 15.000 caravanes (de véritables maisons sur roues). À côté des grands festivals, à Montréal et dans tout le Québec, il y a une date incontournable : le 1er juillet. Un déménagement géant ! 250.000 ménages changent de domicile simultanément, la plupart des baux locatifs se terminant le même jour. Dans les rues, c'est un immense défilé de camions. Une aubaine pour les déménageurs qui doublent, voire qui triplent leurs tarifs ce jour-là. Sur une seule journée, Frédéric, patron d'une société de déménagement, réalise un chiffre d'affaires de 50.000 euros !
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